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#171 Hélène Darroze, cheffe : « Au milieu des années 1980, la cuisine, c’était une voie de garage. Ce n’était pas un métier qu’on faisait par passion »
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- Le goût de M
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- Jan 29, 2026
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Summary
C’est l’une de nos cheffes les plus étoilées, même si elle n’aime pas ce mot et lui préfère celui de cuisinière. A 58 ans, Hélène Darroze comptabilise six précieuses étoiles Michelin, décernées aux tables qu’elle dirige : Jòia et Marsan, à Paris, et le restaurant du palace The Connaught, à Londres. Elle est aussi, grâce à l’émission « Top Chef », sur M6, où elle officie comme jurée, l’un des visages les plus populaires de la gastronomie française. Elle nous reçoit au Marsan, son restaurant gastronomique situé rue d’Assas dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, qui est baptisé du nom d’un territoire des Landes où elle est née. Un établissement qui rend hommage à ses racines, à son terroir et surtout à sa famille. Ayant grandi dans une famille qui tenait une auberge à Villeneuve-de-Marsan, Hélène Darroze nous parle de son enfance. Elle évoque ses souvenirs de vendanges, de chasse à la palombe et ce défilé quotidien de producteurs, de chasseurs, de pêcheurs et d’éleveurs. « L’un arrivait avec son saumon de l’Adour, l’autre avec des agneaux de lait, un autre encore avec des cageots de cèpes ou des bidons de lait. » Elle se souvient du potager, de la cage avec des ortolans, de la terrasse recouverte de chèvrefeuille – « ça sentait tellement bon » – et, dans le jardin, du hangar à charbon. Chaque matin, elle allait y chercher de quoi alimenter la cuisinière qui servait aussi à chauffer la maison. Elle ne songeait pas pour autant à faire de la cuisine son métier. Bonne élève, plus à l’aise avec les matières scientifiques que littéraires, elle décroche un baccalauréat scientifique. Elle s’inscrit d’abord en architecture, en médecine, avant d’intégrer une école de commerce. Ce parcours la mène dans les bureaux du chef Alain Ducasse. Le d…