Episode

[L'ÉLAN] Yani Khelaf : de l'équipe de France à réapprendre à courir

Podcast
Course Epique
Published
May 8, 2026
Duration seconds
2813
Processing state
not_requested
Canonical source
https://courseepique.fr/
Audio
https://sphinx.acast.com/p/acast/s/course-epique/e/69f227c113ce2999f40fd18c/media.mp3
JSON
/v1/public/podcasts/course-epique-191566/episodes/l-lan-yani-khelaf-de-l-quipe-de-france-r-apprendre-courir
Markdown
/podcast/course-epique-191566/l-lan-yani-khelaf-de-l-quipe-de-france-r-apprendre-courir.md

Actions

  • POST https://stenobird.com/v1/public/podcasts/course-epique-191566/episodes/l-lan-yani-khelaf-de-l-quipe-de-france-r-apprendre-courir/transcription-requests
    Idempotently request low-priority transcript generation for this episode.
  • GET https://stenobird.com/podcast/course-epique-191566/l-lan-yani-khelaf-de-l-quipe-de-france-r-apprendre-courir.md
    Read the agent-friendly Markdown representation of this episode resource.

Summary

Il y a des histoires où la ligne d'arrivée n'est pas celle qu'on attendait. Yani Gagné en sait quelque chose. Vice-champion d'Europe de cross en relais mixte, plusieurs fois sélectionné en équipe de France, formé au pôle de Fontainebleau dès l'adolescence — Yani grandit dans la course à pied comme d'autres grandissent dans leur langue maternelle. Son père, ancien coureur de haut niveau avec l'équipe d'Algérie, lui transmet sans le chercher l'amour de l'effort et la sensation de la piste. Le talent est là, tôt, et presque trop facilement. Puis vient l'automne 2023. Ce qui ressemble à une douleur banale devient en quelques heures un calvaire médical : appendice gangréné, péritonite, septicémie. Quatre opérations. Une laparotomie de dix heures à la Pitié-Salpêtrière. Seize kilos perdus. Une poche iléale pendant trois mois. Un taux d'infection sanguine à 800 — quand la limite normale est cinq. À un moment, Yani demande à être placé dans le coma. On refuse. Dans cet épisode de L'Élan, Louise Serban-Penhoat reçoit un athlète qui n'a pas seulement survécu : il essaie, depuis, de se reconstruire. Et c'est là que l'histoire devient vraiment difficile — et vraiment honnête. Parce que la reprise de la course à pied après un tel trauma, ça ne ressemble pas à un retour triomphant. Ça ressemble à apprendre à remarcher, puis à courir quatre kilomètres à six minutes au kilo, puis à se forcer trop, puis à tout arrêter à nouveau. Ça ressemble à des antidépresseurs, à un entourage qui se disperse, à des contrats perdus, à une identité sportive à reconstruire de zéro. Yani parle sans filtre de la performance, du mental, du syndrome post-traumatique, de la compétition avec soi-même — et de ce que c'est de grandir dans le haut niveau quand votre seul repère social, c'est la vitesse à laquel…