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Les « polluants éternels » pourraient finalement être détruits ?

Podcast
Choses à Savoir TECH VERTE
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Aug 13, 2026
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159
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Summary

PFAS, microplastiques, pesticides : face aux pollutions diffuses, les gestes individuels montrent rapidement leurs limites. Filtrer son eau ou changer certains ustensiles peut réduire l’exposition personnelle, mais les « polluants éternels », eux, exigent surtout des réponses collectives. En Allemagne, des chercheurs du Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf travaillent justement sur deux procédés capables de détruire les PFAS directement dans les eaux contaminées. Le défi est considérable. Ces substances sont extrêmement persistantes parce qu’elles contiennent des liaisons entre carbone et fluor particulièrement difficiles à casser. Première piste : la cavitation hydrodynamique, étudiée par l’équipe depuis 2022. Le principe consiste à faire circuler l’eau polluée dans un passage très étroit. La chute de pression provoque alors la formation de petites bulles de vapeur. Les PFAS à longue chaîne, qui possèdent des propriétés de tensioactifs, viennent s’y fixer. Lorsque la pression remonte, ces bulles implosent brutalement. Les molécules sont alors exposées localement à des températures pouvant atteindre plusieurs milliers de degrés. Le phénomène produit également des radicaux hydroxyles, des espèces chimiques extrêmement réactives susceptibles d’accélérer la destruction des PFAS et de leurs produits intermédiaires. Des essais menés avec du PFOS, l’un des PFAS les plus connus, ont permis de dégrader environ 37 % des molécules présentes, avec un taux stable. L’objectif est désormais de dépasser 80 %. La seconde méthode utilise du plasma froid associé à une injection de gaz. Les PFAS s’accrochent aux bulles, remontent vers la surface de l’eau et y rencontrent le plasma, qui les décompose. Cette technique a permis d’éliminer presque totalement les PFAS, qu’ils soient à chaîne…