Episode
Au Kenya, la fibre de sisal, une culture résiliente et un pari économique
- Podcast
- Afrique économie
- Published
- Jul 22, 2026
- Duration seconds
- 151
- Processing state
not_requested
Actions
POST https://stenobird.com/v1/public/podcasts/afrique-conomie-4029038/episodes/au-kenya-la-fibre-de-sisal-une-culture-r-siliente-et-un-pari-conomique/transcription-requests
Idempotently request low-priority transcript generation for this episode.GET https://stenobird.com/podcast/afrique-conomie-4029038/au-kenya-la-fibre-de-sisal-une-culture-r-siliente-et-un-pari-conomique.md
Read the agent-friendly Markdown representation of this episode resource.
Summary
Dans le sud-est du Kenya, la culture du sisal séduit de plus en plus de petits agriculteurs. Résistante à la sécheresse, cette fibre naturelle offre une alternative économique, malgré des contraintes d’investissement et de temps. De notre correspondante de retour de Taita-Taveta, Dans la région de Taita-Taveta, les champs de sisal s’étalent à perte de vue. La grande majorité appartient à de grandes exploitations. Mais de petits agriculteurs s’y mettent aussi. Rachel Kilonzo a planté ses premiers pieds il y a 8 ans. Elle récolte deux fois par an : « Je pense que vous pouvez voir le sourire sur mon visage, parce que je me dis que la récolte approche. Et je sais que quand je récolterai, j'aurai de l'argent en poche. » Une réponse aux sécheresses récurrentes Cette région, près de la côte est du Kenya , subit des sécheresses de plus en plus fréquentes qui affectent les cultures traditionnelles de maïs et de légumineuses. Le sisal est perçu comme une alternative. « Le sisal résiste même en cas de sécheresse. Le mien a huit ans. Je ne l'ai jamais arrosé et il n'a jamais séché, témoigne Rachel Kilonzo. Je ne l'ai jamais traité non plus. C'est donc très économique. Il y a même eu une période où il n'a pas plu pendant presque un an. Mais dès que les premières pluies sont arrivées, mon sisal s’est très bien porté . » Rachel vend ses récoltes à une plus grande exploitation voisine. Le Kenya exporte environ 95 % de sa production de sisal. La fibre naturelle connaît un regain d’intérêt à l’échelle mondiale, explique Paul Opee, directeur adjoint des conseils de service technique au sein de l’organisme public en charge de la régulation des cultures à fibres au Kenya : « Le premier producteur de sisal au monde est le Brésil, suivi, de loin, par la Tanzanie, puis par le Kenya. Mais la d…