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Pourquoi les éléphants ont-ils si peu de cancers ?

Podcast
Choses à Savoir - Culture générale
Published
May 25, 2026
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144
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Summary

La question intrigue les scientifiques depuis longtemps. Car, en théorie, ces géants devraient être particulièrement vulnérables à cette maladie. Pensez-y : un éléphant possède énormément plus de cellules qu’un humain. Or, le cancer apparaît justement lorsqu’une cellule se dérègle et commence à se multiplier de manière anarchique. Plus un organisme possède de cellules, plus il devrait donc avoir de risques de voir surgir un cancer. De plus, les éléphants vivent longtemps, souvent plus de 60 ans dans la nature. Le temps devrait donc aussi jouer contre eux. Et pourtant, les statistiques racontent une autre histoire. Chez l’humain, environ 20 % des décès sont liés au cancer. Chez les éléphants, ce taux serait inférieur à 5 %. Ce paradoxe porte même un nom : le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto, qui remarqua dans les années 1970 que les grands animaux ne développaient pas proportionnellement plus de cancers que les petits. La réponse semble se cacher dans leur ADN. Chez l’humain, il existe un gène extrêmement important appelé p53. Les biologistes le surnomment parfois le « gardien du génome ». Son rôle est crucial : lorsqu’une cellule est endommagée ou présente des anomalies potentiellement dangereuses, le gène p53 peut stopper sa division ou même déclencher son autodestruction. C’est une sorte de système de sécurité anticancer intégré à nos cellules. Le problème, c’est que les humains ne possèdent que deux copies fonctionnelles de ce gène, une héritée de chaque parent. Les éléphants, eux, ont développé une stratégie beaucoup plus impressionnante au cours de l’évolution : ils possèdent environ vingt copies supplémentaires du gène p53. Résultat : leurs cellules sont bien plus efficaces pour détecter les anomalies génétiques et éliminer rapidement les cellul…