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En Afrique de l'Ouest: la stratégie des grands moulins
- Podcast
- Afrique économie
- Published
- May 18, 2026
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- 154
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Summary
Dakar, Abidjan ou encore Douala… C'est au tour de la Sierra Leone de se doter d'un grand moulin grâce au groupe guinéen Sonoco. Objectif : devenir autosuffisant ou presque dans la production de farine. Aujourd’hui le pays importe la majorité de sa farine. Son grand moulin en cours de finalisation va entrer en fonction à la fin du mois. Un investissement de 50 millions de dollars en partie financé par un prêt d’aide publique de Proparco. Un investissement concordant avec les ambitions du pays, mais est-ce stratégique économiquement ? De notre envoyée spéciale à Freetown, Halimou Barry est le directeur financier de Sonoco. Aucun doute pour lui, produire de la farine sierra-léonaise est rentable : « Aujourd'hui, produire localement coûte moins cher qu'importer. Au-delà de ça, il y a la création d'emplois. Il y a toutes les taxes et les impôts aussi qui sont payés en toute transparence . » Et cela, même si la Sierra Leone reste dépendante des importations en blé . Jean Charzat, administrateur du groupe Sonoco. « Il y a des périodes où on peut acheter du blé pas très cher et maintenir un prix de farine cohérent pour qu'on ait une marge de production. Il y a des périodes où on n'a pas cette marge, où on est même en perte. Et donc en fait, le principe de cette industrie, c'est toujours d'équilibrer les pertes et les gains pour être toujours présent dans le marché et nourrir la population », détaille-t-il. L’avantage comparé à l’importation de farine, c’est de toujours produire, insiste-t-il. « On fait la moyenne des bonnes années avec la moyenne des mauvaises années. Donc, on va toujours produire. On ne va pas arrêter le moulin », souligne Jean Charzat. « C'est rentable si on l'intègre dans une logique de filière » Abidjan, Dakar, Douala, les projets minotiers se développent…